iberianOption 1995-2016

 « iberianOption »

The art of Catalin Guguianu is hybrid. In his series « iberianOption », he is interested in the Iberian space and its cultural intermingling. Where the forces of life and death express themselves around signs evoking bullfighting.

« IberianOption » focuses on the commentary of the sign. Trademarks of livestock that punctuate each stage of the bullfighting protocol. This ancestral practice, made with a red hot-iron on the skin of the animal, allows its identification within the « Ganaderias », of breeding farms in bullfighting.

The artist uses gouache. The secrets of this painting with water contribute to an extreme fineness of the stroke. The distinctive marks are dismembered subtly by abstraction. Their layout becomes a cut that sometimes takes the veil of the imprint of Arabic calligraphy.

This true alphabet of forms is like puzzle pieces that echo each other. They associate, assemble, dissociate themselves according to the « Option » of the viewer’s vision. With this recognition test, this process of pre-verbal thought, the artist plays with meaning as much as the signifier. The sign strikes the eye and then the mind. In this conjunction of the trace and the image, this narrative movement becomes a story that unfolds in everyone’s mind.

The work is of a formal zeal. The research controlled by the automatic order allows expression of the artists pictorial impulses, at the same time both symmetrical and chaotic. The plastic scenography is revealed under a spatial arrangement that focuses within a rounded geometric form. It evokes the « Tondo », the arena of the bullfight. One can also distinguish the shape of a bull’s ear; totemic exhibit, trophy of the show.

The surface is invested with interruptions. Some parts begin without ending, like a jerked breath. This chopped rhythm suggests the gasping breathing of the animal during the killing. This metaphor likens the conditions of the sacrificed bull to the harshness of life that an artist can endure. In this battle, Thanatos co-exists with Eros. The funeral march and the organic collide. The overflow occurs in the reunion with each other. Pure eroticism emerges where boldness, strength and sensuality are complicit.

Catalin Guguianu offers us here a corrosive semantic and iconographic encounter that opens the way to many reading levels. A true crossbreeding where spiritual horizons and aesthetic categories intertmingle passionately.

 Canoline Critiks.

« iberianOption »

L’art de Catalin Guguianu est hybride. Dans sa série « iberianOption », il s’intéresse à l’espace ibérique et son brassage culturel. Là-même où les forces de vie et de mort s’expriment autour de signes évoquant la tauromachie.

« iberianOption » se concentre sur le commentaire du signe. Des marques d’élevage qui ponctuent chaque étape du protocole tauromachique. Cette pratique ancestrale, réalisée au fer rouge sur la peau de l’animal, permet son identification au sein des « Ganaderias », des élevages de taureaux de combats.

L’artiste utilise la gouache. Les secrets de cette peinture à l’eau contribuent à une extrême finesse du trait. Les marques distinctives se démembrent subtilement par abstraction. Leur tracé devient une entaille qui prend parfois le voile de l’empreinte de la calligraphie arabe.

Ce véritable alphabet de formes s’apparente à des pièces de puzzle qui font écho entre elles. Elles s’associent, s’assemblent, se dissocient selon l’«Option» de vision du regardeur. Avec cette épreuve de reconnaissance, ce processus de pensée préverbal, l’artiste joue autant avec le signifié que le signifiant. Le signe frappe l’œil puis l’esprit. Dans cette conjonction de la trace et de l’image, ce mouvement narratif devient un récit qui se déploie dans le mental de chacun.

L’œuvre est d’une ardeur formelle. La recherche maîtrisée par l’ordre de l’automatique laisse s’exprimer les impulsions picturales de l’artiste, à la fois symétriques et chaotiques. La scénographie plastique se révèle sous un arrangement spatial qui se concentre au sein d’une forme géométrique arrondie. Elle évoque le « tondo », l’arène de la Corrida. On distingue également, la forme d’une oreille de taureau ; pièce totémique, trophée du spectacle.

La surface est investie avec des interruptions. Certaines pièces commencent sans se finir, comme une respiration saccadée. Ce rythme haché suggère la respiration haletante de l’animal lors de la mise à mort. Cette métaphore lie les conditions du taureau sacrifié à la rudesse de la vie qu’un artiste peut endurer.

Dans cette bataille, Thanatos côtoie Eros. Le funèbre et l’organique s’affrontent. Le débordement a lieu dans les retrouvailles avec l’autre. Un érotisme pur se dégage où l’audace, la force et la sensualité sont complices.

Catalin Guguianu nous propose ici une rencontre sémantique et iconographique corrosive qui ouvre la voie à de nombreux niveaux de lectures. Un véritable métissage où les horizons spirituels et les catégories esthétiques s’entremêlent passionnément.

Canoline Critiks.