metaL’Iova 2005

metaL’Iova

I combine the city sounds of Bucharest, to accompany the reading of this polyptych, which includes also the book “TEXTEIOVA”.

metaL’Iova

J’associe les fréquences sonores de la ville de Bucarest, pour accompagner la lecture de ce polyptyque qui inclut l’ouvrage «TEXTEIOVA».

metaL’Iova

Polipticul, în care am inclus volumul «TEXTEIOVA», este propus, spre «lectură», pe topologia sunetului oraşului Bucureşti.

 
 

MetaL’Iova, beyond the visible

The multimedia installation MetaL’Iova supports the work as a starting point so that it stretches to the maximum towards new possibilities.

Metal’Iova is a work dedicated to the Romanian writer Gheorghe Iova. It expresses at the same time, the reflection of the author and goes beyond with a plastic proposal which brings together several elements. Five pieces on paper are made with gouache, ink, watercolour, pencil, and walnut with the help of stickers. Three digital prints are reproduced on a canvas measuring two metres wide with Gheorghe Ivoa’s untitled poem translated into French, extracted from VeloLINGA Chevaleresque.doc; a joint work by Catalin Guguianu and Gheorghe Iova. The book texteiova by Gheorghe Iova and a soundtrack of sound frequencies from the city of Bucharest are also part of the installation.

Metaiova comes to embody the frontier in all its paradox. It reveals the striking duality between the physically apprehended environment and its mental representation. In his poem Gheorghe Iova uses the words “wall”, the “wall”:

“Is there a struggle between the resident and the wall, the wall?                                                                         (…) The world is a wall which I cannot take away. “

This symbolic projection evokes the obstacle to freedom, and in particular the one that tragically makes sense in the history of Auschwitz. The parts on paper are envisaged as openings, windows to interfere in the secrecy of the prison dimension. Coloured flat areas define the space. These surface markers support the distinction between inside and outside and the thresholds that ensures the passage from one to the other, sometimes a small edge. Balances are spared. Anchoring is decisive, sometimes brutal. These abstractions come to dictate the contours of reality.

The framework is fixed on the out-field, guiding the gaze towards points of contact between two surfaces, two limits. The attention migrates from the margin to the detail, dragging the dramatic tension from the abstract to the anecdotal. Because this balance of forces reveals traces, fragments emerging from reality. These are signs that could evoke the registration numbers of the prisoners, but also incisive interventions, scratches, carved signs, impregnated in the wall of a cell; symptomatic of the time that you count in confinement, without dens or any notion of reality.

Beyond the threshold, at the limits of visibility, the obvious updates the illusion of perception. In this “between two worlds”, at the same time testimony of the past and vector of new visual realities, Metal’Iova is a subtly chaotic and almost symmetrical variation. Catalin Guguianu proposes here a way out and dead end. His sensitive research on the issues of freedom and memory awakens the conscience and decreases thoughts.

 

Canoline Critiks.

 

MetaL’Iova, au-delà du visible

L’installation multimédia MetaL’Iova soutient l’œuvre comme point de départ afin qu’elle s’étire au maximum vers de nouveaux possibles.

MetaL’Iova est un travail dédié à l’écrivain roumain Gheorghe Iova. Il exprime à la fois, la réflexion de l’auteur et va au-delà avec une proposition plastique qui réunit plusieurs éléments. Cinq pièces sur papier sont réalisées à la gouache, l’encre de Chine, l’aquarelle, au crayon, au brou de noix et à l’aide de stickers. Trois impressions numériques sont reproduites sur bâche d’une largeur de deux mètres dont un poème sans titre de Gheorghe Ivoa traduit en français, extrait de VeloLINGA Chevaleresque.doc ; ouvrage commun réalisé par Catalin Guguianu et Gheorghe Iova. Le livre Texteiova de Gheorghe Iova ainsi qu’une bande son defréquences sonores de la ville de Bucarest font également partis de l’installation.

MetaL’Iova vient incarner la frontière dans tout son paradoxe. Elle dévoile la dualitésaisissante entre l’environnement appréhendé physiquement et sa représentation mentale.

Dans son poème Gheorghe Iova emploie les mots de « mur », de « muraille » :

« Y-a-t-il une lutte entre le demeurant et le mur, la paroi ?

(…) Le monde est une muraille dont je ne peux pas prendre distance. »

Cette projection symbolique évoque l’entrave à la liberté et en particulier celle qui a tragiquement fait sens dans l’Histoire à Auschwitz.

Les pièces sur papier sont envisagées comme des ouvertures, des fenêtres pour s’immiscer dans le secret de la dimension-prison.

Des aplats de couleur délimitent l’espace. Ces marqueurs de surfaces appuient la distinction entre l’intérieur, l’extérieur et les seuils qui assurent le passage de l’un à l’autre, parfois une lisière menue. Les équilibres sont ménagés. L’ancrage est déterminant, parfois brutal.

Ces abstractions viennent dicter les contours de la réalité.

Le cadre se fixe sur l’hors-champ, guidant le regard vers des points de contact entre deux surfaces, deux limites. L’attention migre de la marge vers le détail, faisant glisser la tension dramatique de l’abstrait vers l’anecdotique. Car cet équilibre de forces révèle des traces, des fragments émergeants du réel. Ce sont des signes, des chiffres qui pourraient évoquer les numéros de matricule des prisonniers, mais aussi des interventions incisives, des grattements, des signes taillés, imprégnés dans le mur d’une cellule ; symptômes du temps que l’on comptedans l’enfermement, sans repaires ni aucune notion de réalité.

Au-delà du seuil, aux limites du visible, l’évidence met à jour l’illusion de la perception. Dans cet « entre deux mondes », à la fois témoignage du passé et vecteur de nouvelles réalités visuelles, MetaL’Iova est une subtile variation chaotique et presque symétrique. Catalin Guguianu propose ici une issue et une impasse. Sa recherche sensible sur les questions de liberté et de mémoire réveille les consciences et désengourdit les pensées.

Canoline Critiks.